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L'agonie
(richard gehenot)

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Peu à peu, j?émerge des bras de Morphée, je me sens lourd et je n?arrive pas à clarifier mes idées. Je cligne les yeux,
· Mais où suis-je donc ? Je ne parviens pas à me le rappeler.
Il fait drôlement sombre car je ne perçois ne serait-ce le scintillement d?une étoile, une étincelle. Rien, rien que du noir, ce noir inconditionnel, que certains personnages célèbres adoraient. Ce noir où le clair-obscur est une hérésie au sein de cet univers.
Je parviens à tendre les bras mais mes gestes me coûte en efforts, et je parviens difficilement à bouger.
· Que se passe-t-il donc pour que je ne réussisse pas à faire les gestes les plus élémentaires ?
J?explore mon univers dans un premier temps de façon circulaire afin de saisir ne serait-ce qu?un objet qui me soit familier. Au-dessus de moi je sens comme une sorte de dôme. En dessous même chose,
· On dirait que je flotte entre ces deux parois car je ne repose sur rien. Effroyable non ?
Au bout de plusieurs essais je parviens à briser ce cocon, car je repose bien dans un ouf ! Etonnant car celui-ci est relié à une sorte de machinerie incompréhensible pour moi.
· Mais qu?est-ce que c?est que ce bazar ?

L??uf dans lequel je suis assis mesure environ deux mètres, pour une circonférence de quatre vingt centimètres.
· Comment puis-je deviner la taille de ce sphéroïde rien qu?en le regardant ? Et je ressens qu?au fond de moi-même c?est la dimension exacte. C?est sûrement l?effet du réveil, je fabule complètement.
Cette couche est reliée à une armoire métallique par son aspect. Elle mesure deux mètres cinquante sur un mètre de large pour une profondeur de cinquante cinq centimètres. Cette armoire est étrange, son toucher est chaud, et elle ronronne tout doucement. Comme si à l?intérieur un être vivant tapi attend son heure pour sortir ? Sur le sol il y a des dessins. Trois cercles entrelacés, de couleurs et de dimensions différentes. Un rouge et deux oranges. Celui du centre étant plus grand on parvient à voir en son milieu deux êtres face à face les mains tendues vers le ciel, et en décor une pyramide avec une étoile en son sommet.
· Ciel j?ai dit ciel,...
Mon regard cherche désespérément le plafond à la recherche de celui-ci.
· Mais où suis-je donc ?
Le paysage qui m?entoure est une nature morte de mauvais goût. Des murs lisses et d?une couleur grisâtre, un plafond jaune canari et sur le sol du sable fin comme à la plage avec cette dalle rupestre en sa périphérie. Mon univers est un cylindre de dix mètres de diamètre avec au plafond un rond de lumière qui semble me narguer et me crier :
· Tu vois je suis là-haut et toi tu n?es qu?un ver de terre je domine ton monde, tu prieras chaque jour que tu puisses te rapprocher de moi pour t?offrir la clé qui te permette de sortir de cet endroit.
· Non tu m?entends je ne serai pas Sisyphe, je ne roulerai pas le rocher de ton indifférence éternellement afin de glorifier ton mysticisme. Je ne pleurerai pas Méropée mon épouse perdue à jamais dans les méandres de la mort. Je ne chercherai pas non plus le secret des dieux, le secret de la mort.
Par dépit et surtout par fatigue je m?écroule au sol essayant de canaliser mon désespoir vers l?apogée de mes espérances. Car à cet instant mon but dans l?existence sera de sortir de cette prison. De nouveau j?émerge d?un long sommeil, combien de temps ai-je encore dormi ? Cela ne semble avoir aucune importance car cette prison n?a pas de représentation du temps qui s?écoule tout doucement. Ma vie à chaque moment qui passe s?en va de moi goutte par goutte et s?enfuit vers la spirale de la mort. Je ressens qu?à chaque pore de ma peau ce flux vital s?en va pour rejoindre le torrent du néant.
· Non ! Il ne faut pas que je reste là à me lamenter, il faut que je réagisse, bon sang !
· En premier lieu je vais faire le tour de ce charmant studio.
A l?aide d?un instrument tranchant que j?ai arraché de la cloison avecpeine, j?ausculte les murs méthodiquement. Rien malheureusement ne répond à l?appel, comme je l?avais prédit. Mais, fait marquant, le mur à certains endroits est relativement friable. C?est très intéressant car je peux creuser dans celui-ci pour pouvoir mieux l?escalader. Déjà une voix moqueuse surgit d?en haut.
· Ah ! Ah ! Quelle idée grotesque, mais pourquoi t?acharnes-tu à vouloir t?échapper ? Tu es ici pour l?éternité et je suis ton geôlier et je parviendrai à dévorer toute parcelle d?humanité en toi afin que tu deviennes mon esclave. Tu seras un zombie !
· Non ! Ah ça jamais ! Tu m?entends espèce de tricératops à pédales ? De colère je me lève et saisis la barre et frappe violemment l?armoire qui se brise en mille morceaux. Sous mes yeux ébahis celle-ci se reconstitue. Les fragments sont animés de vie et recherchent automatiquement leurs vis-à-vis pour former une structure parfaitement uniforme sans trace de dommage. Je redouble de colère et frappe, frappe encore et encore. Plus je cogne et plus les morceaux se recollent, ne daignant plus tomber à terre.... http://histoires.fr.tc



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